Investir dans le vin : comment s'y prendre ?

bien investir dans le vin de collection

À la fin de l’année 2018, deux bouteilles de Romanée-Conti 1945 ont été adjugées plus d’un million de dollars, devenant ainsi les bouteilles de vin les plus chères du monde. Cette cote astronomique s’explique pour partie par leur rareté : seulement 600 bouteilles de ce millésime ont été produites. Mais elle illustre aussi le potentiel des bouteilles de collection en tant que placement. Ces investissements bénéficient d’une performance exceptionnelle et les cours continuent de monter. Néanmoins, investir dans une cave n’est pas simple et il est fortement déconseillé de se lancer sans une bonne connaissance du marché du vin. Au droit de bouchon vous propose donc quelques conseils pour bien débuter.

 

Un investissement de long terme

 

Avant d’investir, vous devez vous assurer que vous offrirez de bonnes conditions de conservation à vos trouvailles. L’idéal est de posséder une cave sécurisée dont on peut contrôler l’hygrométrie et la température.

 

De plus, vous devrez vous concentrer sur les vins de longue garde. En effet, il ne peut s’agir d’un investissement de court terme : il faut envisager une durée de détention moyenne comprise entre 5 et 10 ans. Certains millésimes nécessitent même un vieillissement de 30 ou 40 ans. Il faut également se renseigner sur l’apogée (c’est à dire, la période idéale de dégustation d’un cru). De nombreux vins perdent leurs arômes au terme d’un certain nombre d’années.

 

Se former pour reconnaître les bonnes affaires

 

Pour déterminer quelles sont les meilleures opportunités, il est important d’éplucher la presse spécialisée et les guides consacrés à ce sujet. De même, les analyses du marché du vin émises par des courtiers ou des experts pourront attirer votre attention sur des appellations à découvrir et des régions montantes. Vous serez ainsi plus susceptible de repérer un domaine encore méconnu et d’anticiper la flambée des prix de ses productions. Ces informations vous donneront également une indication des performances (plus-values potentielles) que vous avez réalisées.
Enfin, vous devrez diversifier vos acquisitions et vous offrir des bouteilles d’appellations, de gammes de prix et de millésimes différents afin de répartir les risques.

 

Commencer avec des valeurs sûres pour limiter les risques

 

Car même s’il s’agit d’un investissement plaisir, il n’est pas dénué de risque. Les plus-values ne sont jamais garanties. Pour cette raison, il vaut mieux limiter à près de 5 % environ la proportion du patrimoine que vous souhaitez lui affecter.

 

Il peut être judicieux de commencer avec des valeurs sûres et d’acheter en premier des bouteilles de collection de plus d’un millier d’euros. Les vins d’exception, souvent très rares, sont en effet bien plus chers, mais ils sont aussi plus susceptibles de s’apprécier dans le temps. Par la suite, vous pourrez davantage parier sur des “pépites”.

 

Reconnaître les valeurs montantes

 

Les premiers investisseurs en vin se sont d’abord tournés vers les grands vins de Bordeaux et de Bourgogne. Néanmoins, la demande pour ces crus a fait grimper leurs prix de manière astronomique. Les grands vins de Bourgogne, en particulier, continuent de s’apprécier, comme le montre l’exemple du Romanée-Conti. En conséquence, désormais, les amateurs recherchent des appellations plus accessibles. Ces dernières années, on note un intérêt croissant pour les productions plus respectueuses de la nature et de la santé. Dans ce domaine, les vignobles du Jura et du Beaujolais tirent leur épingle du jeu. De même, les vins italiens, espagnols et portugais suscitent de plus en plus d’intérêt.